lundi 29 juillet 2013

Jungle de patience

J'ai mangément travaillé, mais pas ça: ça c'est juste quelque chose qui a plus d'un an que j'ai décidé d'inachever après l'avoir officieusement inachevé pendant un an. C'est une jungle.
Après les étendues infinies de l'océan, après des mois sans rien sous les yeux que de l'eau, de l'eau partout et pas une goutte qu'ils puissent en boire et Yo ho ho  et une bouteille de rhum, les marins ont embrassé la terre ferme, du regard et de leurs lèvres gercées, amoureusement! Puis au fil de leur lente progression, ils n'ont plus eu sous les yeux que l'infini de la jungle... un autre océan, où plus que dans l'autre ils se vont noyer... Et Yo ho ho et plus une goutte de rhum.

lundi 22 juillet 2013

Personnage qui court

Ni plus ni moins. Minute de silence pour le ciel, qui n'est pas à la hauteur du sol (héhé) et en particulier la lune ou quoi que ce soit qui ressemble à un oeuf de dinosaure...
... 
http://www.youtube.com/watch?v=VH0Js8qdnyA

vendredi 19 juillet 2013

Paliera II

Ils n'ont pas attendu que Paliera soit engloutie par les flots (ce qui menace d'arriver) ou s'écroule sur elle-même tant elle est mal construite (ce qui menace d'arriver aussi), ou que la jungle l'envahisse (bon, vous avez compris je crois) pour construire Paliera II, loin en amont, au beau milieu de la jungle. Pour la relier à sa jumelle et au monde dans son ensemble, les sociétés de transport ferroviaire font fortune dans la spéculation (pas la construction vu que c'est impossible à cause de l'épaisseur de la jungle), comme suit.
   Les transports fluviaux, majoritairement contrôlés par des indigènes (qui font leur beurre là-dessus, rassurez-vous ou non, ne vous rassurez pas), ont donc le monopole et sont donc officiellement en lutte avec ces magnats des chemins de fer, c'est l'occasion de guerres de gang horribles (et de bénéfices substantiels pour les magnats de la police, qui "ramassent les impôts" et sont payés par tête de malfaiteur abattu ou encore vivant) mais cela n'est qu'une pancarte, vous vous en êtes aperçu puisque les sociétés de chemin de fer ne peuvent pas construire de voies (ce qui ne les empêche pas de recevoir des fortunes des magnats des transports fluviaux pour qu'ils retardent leurs travaux qu'ils ne commenceront jamais; ils reçoivent en outre des fonds de la part des autorités pour que les syndicats de police continuent de récolter les impôts comme ils en ont l'habitude; lesdits syndicats sont soutenus (et tenus, et détenus à 78,09%) par le lobby des armes à feu qui fait vivre l'un dans l'autre environ 23% des foyers. Ces fonds sont naturellement versés sous la forme de subventions pour les transports en commun (lesquels comme vous avez compris n'existent pas encore et n'existeront jamais encore, notamment par l'accord entre la pression des syndicats de porteurs sur les Transports Ferroviaires et les intérêts desdits Transports).
   De sorte qu'en fait, chose incroyable, les Transports Fluviaux ont vraiment intérêt à ce que les Transports Ferroviaires n'émergent jamais, mais pas parce que cette société pourrait couler leur affaire. De ce côté les TF (ferroviaires) sont, on l'a vu, inoffensifs et même très utiles.
Oh bref... n'essayez pas de comprendre, c'est compliqué. A cause des syndicats d'explicateurs qui ont besoin de clients

La junte des chats contre la junte des squelettes

Il y a peu à dire. L'histoire est simple, la voici: quelque part en Amérique Latine (ou peu importe où), la junte des chats doit faire face au retour inattendu des membres d'un précédent gouvernement provisoire, assassinés dans une décharge et... laissés pour morts.
  Merci, Captain Cliché!
...Quoi? Vous n'allez pas m'en vouloir pour quelques clichés sur l'Amérique latine alors que je fais combattre des chats et des squelettes? C'est déjà une idée assez déjuntée comme ça (bonus lame pun)...
En fait le trait est vraiment approximatif, peut-être que je le referai en plus... soigné. C'est juste que dessiner des squelettes en train de courir, ça me rend fou. On a tous connu ça...

vendredi 12 juillet 2013

Cartes postales

J'ai avisé un pauvre clodo qui claudiquait dans une impasse sale et puante. Il m'a intéressé parce qu'il sentait la marée, avait des algues plein ses cheveux rares et blanchis, portait des fragments de vieux survêtement décathlon et surtout une magnifique cravate en satin frappée d'une amphore et sur laquelle était écrit "amphore". Il a tiré de sa veste une pochette en plastique flambant neuve et m'a montré ce qu'elle contenait en m'expliquant qu'il était agent de promotion touristique à Paliera et que, les modes en la matière ayant changé, il s'était retrouvé au chômage et avait dérivé sur les sept ou huit océans jusqu'ici.
Si pour le réconforter je lui ai dit "c'est chouette", il a éclaté en sanglots et s'est écrié: "Gnon, c'est moche! C'est une sale chose, un caprice vérolé bricolé en trois mois sur un gros tas de champignon et de pognon prah prah prah..." J'y ai reconnu un étrange mélange de baraguinage d'ivrogne et d'éloquence empruntée et précieuse, en même temps que son regard fou me renseignait sur l'état de sa conscience et sa peau verdâtre et huileuse sur ses origines absolument non-humaines. Ensuite il a cherché à me tuer mais il a fait une attaque avant et m'a laissé avec son imitation de Metropolis (comportant des erreurs de perspectives culturelles) et diverses autres choses.

dimanche 7 juillet 2013

Une ville dans le désert

Une cité maudite abandonnée dans un désert immense et rocailleux; il y a naturellement un trésor (choisissez: le graal, le trésor des templiers, le trésor de Rackham le rouge, ou une pochette surprise) qui y est caché au fond d'un bunker souterrain occupé par des nazis communistes. Telle est la première aventure de Captain Cliché (pour le moment, humble archéologue en fait fils d'un richissime industriel venu de la planète Mars). Bon, pas la peine d'en parler...
Comme cette aventure est un peu vide, voici quelques répliques bizarres de films, à vous de retrouver d'où elles proviennent...
"Elle a l'innocence d'une pomme!"
"Il a craqué. Il est devenu Grec."
"Vous disiez que j'avais les yeux mécaniques!" 

samedi 6 juillet 2013

Le Jour des Yokaï céphalophores

Joyeux 6 juillet 2013 à tous. Comme vous le savez c'est le jour des Yokaï céphalophores. Voici donc deux dessins d'après les croquis d'un missionnaire jésuite, le père Cisémus (actif à Edo entre 1650 et 2014).
Le nom de celui de gauche a été traduit par "Hitface" ( comme les mots anglais, avec ce qu'ils signifient, et par analogie avec le nom japonais qui, lui, s'est perdu). Pour le second, le père Cisémus l'a malicieusement nommé "Je te tiens par la barbichette". Il a plus tard rencontré ce monstre dans ses cauchemars, et quand il s'en est ouvert à son hôte celui-ci a répondu en riant que telle était la puissance de ce monstre, d'apparaître aux gens aux moments où ils sont sans défense. Il a ajouté que de nombreux Yokaï n'étaient que différentes formes de ce monstre, qui n'est lui-même qu'une forme parmi les autres.

Voilà, donc j'ai décidé de poster des dessins pour ne pas demeurer en reste, même si comme vous le voyez ça oscille souvent entre l'horreur et le mauvais goût...