mardi 13 septembre 2011

Deux interludes

Do not read this if you understand English. This is defenetly not in English. If you do, you will laugh at me. If you don't, I will laugh at you!
1: the crying sailorduck
I offered her art cereals, the sometimes ones in the whole sea
The ocean, dark brother deep hole water,
Drown deep into her smilin'celibate red eye, mocked in her huggin'sharked face, laughing at me:
Poor sailorduck!
Quacking at her as her father,
Diving, drunking in her glass of salt and grass
Pickin'up her teeth, her bites, loss an'all above the whitin'frozen glass.
She gave her skin to me, an'all these barking teeth, and these ugly guts;
While I was sad a mile away from her, as well as it work awake
Gave it all away from me, to me when I was different,
When I thought I was worse, when I wished I was now
Quacking at her in darkness, quacking to myself, quacking for nothing.

2: Waterface
I'd better dream water skeletons,
And plenty of Gods.
And blah blah.
Nouilles





jeudi 4 août 2011

Affiches de films

The Selfish Shellfish : Sortie spécial vacances à la mer: après avoir vu ce film, plus jamais vous n'y irez.

 La curieuse solution à un problème tombé du ciel.
Mystérieuse affaire de noyade dans un verre de cocktail.

Pour la sortie en salle, n'y comptez pas trop: le tournage est maudit par Yog-Sothoth de sorte qu'il s'y passe des choses bien plus cauchemardesques que dans les films eux-mêmes et le réalisateur est au désespoir à cause de cela.

mardi 2 août 2011

Dans tout cet entourage où tout cherche à nous faire rechercher le meilleur pour nous-mêmes, la porte est grande ouverte à des regrets vains et même inutiles, et ce, en une quantité gargantuesque; quel triste festin, où on n'est pas sûrs que ce soient nous les convives et eux, la nourriture.

samedi 23 juillet 2011

Parlons

A: Où est le beurre?
B: Ici.
A: Mais où est ce fichu beurre?
B: Ici!
C: Je déteste le beurre. (à A) Toi aussi.
A: C'est pourtant vrai, pourquoi je le cherche?
B: Pour moi! pour moi!
C: Pour lui faire la peau.Tu vas jeter toute cette graisse avariée à la poubelle.
B: Non!
A: J'ai l'impression que je dois répondre à la fois "oui" et "si".
B: Non!
A: Si.
C à A: Tu peux te contenter de dire "oui".
A: Oui.
C: Elle est bien bonne!
A: Ah, voilà le beurre.
B à A: Rends-le moi! (à C) Il me l'a arraché des mains.
A: En enfer, le beurre! (Il le jette)
B: Non! Non!...
A: Aux mouches.
C: Aux mouches! C'est cadeau. Rien à payer.
B: B... B... B... Bzzzzzzz! Zzzzzzzzz... Zzzzz... Zz... Zz... Z.
FIN

samedi 2 juillet 2011

Nous n'avons jamais sous-estimé le sommeil, tout ce qu'il impliquait et qui devait nous rester incompréhensible quoique vainement recouvert par les siècles de termes très savants; ce, d'une part, et d'autre part nous avons toujours su l'effet curieux qu'avaient un nom, un état civil, bref une existence sur une personne qui était pour ainsi dire faite pour les obtenir et ne les obtenait pourtant pas.
   Un matin, quelqu'un du nom de Charles B. Tackin se leva, très endolori, très faible sans aucune raison appparente, mais lourd de l'impression puissante d'avoir été blessé. Plus tard il découvrit sur ses épaules deux petites plaies anciennes, grises et froides dans le miroir; il passa un moment d'incompréhension tirée du lit à les considérer, à les toucher, à s'interroger sur leur provenance; au contact de ses doigts malhabiles les croûtes s'effilochaient en forme de petites pattes d'araignée rougeâtres.
"Au fond, se dit-il un peu plus tard, un peu plus réveillé mais loin encore, il le savait, de l'être autant qu'il fallait, au fond j'ai toujours eu quelque chose de grave sur la conscience."

mardi 21 juin 2011

Hitface si vous avez le temps

"Mon enfance?... D'où je viens?... (Et d'une mine gênée imprimée sur la toile de tente militaire et grossière qui te sert de visage: comment lui dire sans heurter sa sensibilité?)... J'avais une marraine autrefois; une sorcière. Penchée sur mon berceau. Mais elle n'avait aucune bonne intention me concernant. Une nuit, je l'ai vue, toute proche, dans l'angle de la pièce obscure, drapée dans sa pose de momie; je l'ai vue se diviser; sous mes yeux! Comme une grosse cellule, comme une maladie trop petite pour être vue! Je les ai vues se disputer pour savoir laquelle resterait une marraine et laquelle prendrait ma place dans la délicieuse insouciance de mes jeunes années... Evidemment; elle ne pouvait qu'être d'accord avec elle-même, tu comprends, et j'allais y passer... déjà ma marraine, devenue minuscule, devenue un autre moi-même, rampait vers moi et escaladait mes barreaux en gémissant, rouge de fièvre... Je me suis battu avec toute la hargne désespérée du malade, du condamné... oui, du mourant. Toute la nuit, je me suis battu, ou c'est ce qu'il m'a semblé car ça m'a été horriblement pénible. Je me suis entendu pousser un gémissement de triomphe que je ne me suis plus jamais entendu pousser depuis. Parce que j'ai grandi, j'ai survécu, oui. J'étais seul au matin et on m'a donné mes médicaments, et la douleur est provisoirement partie comme tous les jours, mais non je ne saurais dire lequel des deux mois a tué et dévoré l'autre cette nuit-là. Avec le recul, ce n'est pas très important."

SILLY

Morshu loves Europe! United Europe forever!